Archives du mot-clé image

 Le temps de vieillir

Ô Temps, suspend ton vol!(1)

Depuis longtemps déjà la survalorisation du corps, tout âge confondu, a pris une considérable ampleur dans la représentation collective.  Nous avons vu fleurir toutes sortes d’attitudes et de pensées bien étranges et parfois contradictoires. Dans son poème intitulé : « Le Lac » Lamartine  en apostrophant le  temps,  s’adresse  en même temps à ceux qui le vivent.

Paradoxalement alors que notre société impose à chacun de pouvoir toujours tout changer afin de s’adapter aux temps nouveaux, le corps, doit être tenu à l’écart pour ne pas vieillir. Il s’agit de tout faire pour échapper aux maléfices du temps et du vieillissement. Puisque le corps vieillit  sa représentation en prenant de l’âge suscite l’effroi. Le temps est un adversaire qu’il faut vaincre car il guette la moindre défaillance pour inscrire sa marque et ses irréparables outrages. Il faudra donc passer du temps pour camoufler les stigmates de la vieillesse en bougeant et comme le dit la publicité pour éliminer mais quoi ? Les toxines ? Les rides, les rhumatismes,  ou… le temps de  vieillir ? Rien de plus chronophage  que de maintenir son corps  hors temps.

En effet  bouger sans cesse exige un corps disponible qui ne soit pas soumis à la loi de l’usure. L’avenir appartient comme chacun sait  à ceux qui se lèvent tôt, qui savent courir, bondir, qui saisissent au vol les opportunités et les chances qu’offre l’instant. Vive l’instant ! À bas le temps ! Par contre l’avenir n’appartient pas à celui qui ne peut que marcher lentement car il est chargé du poids des années qui se présente comme un obstacle de plus en plus difficile à franchir. Le vieux porte le poids des ans il est stigmatisé par l’usure et rarement désigné par la durée valorisante de son expérience de vie. Et de prier en levant les yeux au ciel :

ô temps suspends ton vol avant que la vieillesse n’écrase au sol nos corps devenus trop lourds !

To desire or not to desire that is the question 

L’âge de ses artères n’élimine pas l’âge de son désir. Le présent valant à lui seul d’être vécu comme présence à soi, il reste toujours d’actualité avec le temps qui passe n’en déplaise à certaines représentations collectives. La vieillesse ne délivre pas du désir ni même des passions. Simone de Beauvoir pensait qu’au contraire elle les exacerbait  quand on ne pouvait plus les assouvir. La clinique psychanalytique du sujet âgé en témoigne assez régulièrement.

Plus sa réalisation est entravée plus le désir monte, ce qui n’est pas  propre au sujet âgé d’ailleurs loin s’en faut. Le discours collectif simplificateur  ne cesse  d’interroger en profondeur la question du désir. Il permet de maintenir  le refoulement de la sexualité de la femme et de l’homme qui néanmoins avec l’âge reprennent  à leur propre compte un temps qu’on leur avait jadis confisqué.

« Le temps ne fait rien à l’affaire » disait Brassens en parlant de la bêtise humaine immuable. Le discours sur l’impuissance des vieux  est un exemple de thème récurrent. Non seulement les jeunes redouteraient  de voir papa et maman s’envoyer en l’air dans un coin de leur fantasme mais les vieux eux-mêmes devenus parents, malaise scopique bilatéral oblige,  ne s’y laisseraient pas surprendre non plus. « C’est plus de mon âge » répètent ils parfois en chœur à qui  veut bien l’entendre. « Pour l’instant je suis jeune et je veux en profiter » répliquent ceux qui se sentent moins atteints par la limite d’âge.

« Je pense qu’à un certain âge les hommes s’arrêtent de bander et les femmes de vouloir être désirées et désirables » sont des propos entendus dans toutes les couches sociales. L’âge déclaré ou décrété limite est variable selon des critères subjectifs et aléatoires 60, 70,80 …

La sexualité reste bien souvent une affaire de performance physique et d’image gratifiante du corps  que les vieilles personnes se sentent incapables de réaliser et de soutenir. Pierre Perret chantait jadis :

(2)« Dépêche-toi mon amour

Je suis garé en double file…. »

Des années plus tard si l’air est le même, la chanson est différente. Le corps devenu vieux est resté comme fixé à cet instant, à son retour souhaité et craint à la fois parce qu’entretemps, il n’a pas été autorisé  à vieillir. Le corps vieilli se sent donc  attendu et guetté de la même manière par le désir resté jeune mais aussi par une injonction à la fois subjective et objective. Deux messages peuvent alors se télescoper : D’un côté jouis ! Et de l’autre : « Tu n’en es plus capable !

  Injonction de l’âgisme et du sexisme

L’amour étant souvent inséparable de l’attirance  physique et de la beauté, le corps qui a vieilli est souvent perçu et jugé à l’aune d’un corps imaginaire toujours jeune. Le discours de l’amour et du désir est impitoyable. S’y côtoient les discriminations anti gros, anti maigres, anti handicapés anti vieux…. S’y engouffrent allègrement diverses marchandisations du corps pour faire tourner  l’horloge biologique à l’envers. Et de favoriser tour à tour l’injection d’hormones de croissance, de cellules fraiches, de cellules vivantes, de  préparation à base de liquide amniotique comme dans la vie intra utérine. On accoucherait donc d’un autre corps forcément méconnaissable. La menace psychotisante se pointe à l’horizon. Tout est conçu dans cette machine à remonter le temps. Il ne manque plus qu’à congeler le temps lui-même. Tout est prêt, en tout cas dans les éprouvettes.

Cette quête incessante d’une jeunesse à préserver ou à reconquérir place le corps vieillissant et le désir qui l’habite toujours au cœur d’une inévitable crise de l’âge. Peu de gens y échappe hommes comme femmes. Entre une sexualité privée de représentations autre que celles du jeunisme et du sexisme  et une  injonction à ne pas vieillir, le sujet âgé se promène hors d’un temps qu’il ne peut plus s’approprier.  Son corps organique est de moins en moins en phase avec son corps érotique. Le discours ambiant le pousse  à vivre dans un décalage permanent.

Il importe de ne pas mésestimer  le poids des normes morales qui disqualifient  le droit au plaisir et à la jouissance des personnes vieillissantes pour les tenir à distance. D’autant plus que s’y ajoutent fragilités somatiques, absence de partenaires et conditions de vie précaires. C’est surtout  l’autorisation d’une pensée désirante  propre au sujet  qui va conditionner sa mise en acte sous des formes différentes. C’est le temps et non l’instant qui régule les horloges psychiques, qui  va les remettre  à l’heure du désir, des capacités et des modalités de sa réalisation.

Le sujet peut-il jouir d’un corps avec lequel il n’est plus à l’aise et qu’il a tendance à cacher ?

Oui à condition de laisser au temps qui passe sa part de mystère pour favoriser des retrouvailles  narcissiques,  pour que puisse s’exprimer le troublant rapport entre le sujet et son corps et laisser les changements s’opérer au cœur même de ses pulsions désirantes.

Oui à condition de pouvoir rester sourd aux injonctions qui concernent un autre temps trop objectivable celui-là qui tend à chosifier le corps.

Comme le dit le psychanalyste J.B Pontalis : « La dynamique du temps est nourrie de discontinuité et de rupture, de manque et de creux …. C’est seulement quand on consent à s’approcher de ces creux, de s’y enfoncer dans l’espoir d’y retrouver une source souterraine que les capacités de rêver, de fantasmer et d’aimer pourront conserver un espoir de réalisation. »(3)

Nous conclurons avec Lamartine qui nous emmène sur son lac où le temps peut s’écouler sans se perdre complètement:

« Mais je demande en vain quelques moments encore

Le temps m’échappe et fuit

Je dis à cette nuit : « Sois plus lente » et l’aurore

Va dissiper la nuit »

 

 

Patrick Linx

(1)« Le lac » Méditations poétiques parues en 1820

(2)Pierre Perret : « Dépêche toi mon amour … » chanson 1971

(3)Jean Bertrand Pontalis, Ce temps qui ne passe pas,Paris,Gallimard,1997

Au-delà du storytelling de la société des seniors.

Typewriter What is Your Story

Amis « Seniors », entendrez-vous mon chant ? Entendrez-vous mes mots ?

Quel bruit fait cette nouvelle société des seniors, qu’on nous présente, que dis-je, qu’on nous matraque, matin, midi et soir, à la TV tout comme sur le Net, sans parler des magazines et quotidiens. Avec les mêmes images, la même tonalité, le même discours : POSITIF !

Avez-vous avez remarqué « amis seniors », exit la crise du milieu de vie, exit les interrogations existentielles, exit la finitude qu’on entraperçoit alors. Pour les seniors, c’est ainsi qu’on vous/nous étiquette, âgés de 50 ans et plus, tout est possible. Encore, encore et encore. Jouissants, consommateurs et solidaires, parent et enfant tout à la fois, aidant et entrepreneur, tels sont ces seniors newlook,  faciles-si faciles, quasi sans limites à écouter certains « communiquants-experts du vieillissement» et tant d’autres possibilités semblent là, latentes…

Certains storytellings s’apparentent à une berceuse. Voudrait-on nous endormir, nous amener à cesser de penser?

Face à cette hubris médiatique, il nous parait pertinent, voire salutaire, de s’interroger sur les caractéristiques, les raisons de cette campagne omniprésente, puissant  alliage composée d’un marketing de haut niveau, de communications tous azimut, de sondages sans cesse et, in fine, de consommations. Bien sûr, certains enjeux qui sous-tendent le rapport qu’a notre pays avec le vieillissement de sa population ne sont pas étrangers à cette vague médiatique, raison de plus pour se questionner sur la présentation qu’on nous donne de cette « révolution des âges ».

Si l’évidence d’une société des seniors directement en lien avec la Silver économie n’est pas contestable, d’autant que nos gouvernants ont fait, en 2013, ce pacte, qu’on appelle contrat de filière, avec cette industrie spécialisée, de quelle nature sont leurs liens? Sont-ce simplement de nouveaux besoins, de nouveaux comportements qui « appellent » un nouveau marché et alors, quoi de plus naturel, que ces lois de fonctionnement économique, avec leur visée de rationalisation…

Ou bien, plus complexe, plus malin, il ne s’agit plus seulement d’une catégorie d’âge visée caractérisée par la maturité(mot tabou…), mais d’une sorte de construction.  De la « fabrique » d’une société des seniors, à des fins économiques -c’est certain, à des fins sociétales-alimentées par des experts habiles, à des fins politiques- il faudra le (dé)montrer.

Si complexes, si malins (leurs liens) qu’il nous faudra être nombreux[1] pour en dévoiler l’envers, car qui dit fabrique dit modèle. Et qui dit modèle dit modélisation.

Michel  Foucault a montré qu’à partir du 18° siècle l’état et les pouvoirs successifs en place ont pris appui pour mieux les gérer sur, ce qui était nouveau, la compréhension des intérêts[2] des habitants. Les comprendre oui mais pourquoi, comment et pour quelle stratégie ?

-Pourquoi ? Nous  avions quitté l’époque où la transcendance ou le pouvoir de droit divin s’imposaient. Il ne s’agissait plus d’imposer des croyances auxquelles on demande aux individus de se soumettre, mais de privilégier la connaissance de ces intérêts. Et pour cela il fallait les connaitre, connaitre nos intérêts, pour les modifier en modelant le point de vue des habitants. On pense aux sondages d’opinion. L’opinion, c’est un jugement, mais de quoi et de qui ? Connaitre notre opinion pour l’orienter, n’est-ce pas obtenir notre soumission librement consentie ? C’est fort.

-Comment ? Avec notamment l’invention de la statistique, laquelle est bien plus qu’une science, bien plus qu’un moyen de connaitre l’état de l’opinion mais bien aussi un instrument de pouvoir au service de qui veut gouverner[3], de qui veut organiser un marché ; en agissant sur le comportement des individus. La société des seniors est une illustration, parmi d’autres, de comment les sciences sont utilisées, comme caution d’autorité, pour construire un savoir sur la population qui permet une action politique et l’hygiène des conduites. En l’occurrence bien vieillir, si vous n’avez pas compris le message.

Mais sans les médias, cet instrument de gestion ne serait pas opérationnel et l’action de modeler les gouts, les besoins des gens seraient vains…Nous y reviendrons.

-Pour quelle stratégie ? Très récemment, sous la poussée d’une pensée économique ultra libérale envahissant non seulement le secteur marchand mais aussi celui de la santé, des âges de la vie, etc., une sorte de deal[4] s’est mis en place : l’état limite ses interventions dans le champ économique pour ne pas gêner l’autorégulation naturelle du marché.[5] Et par contre, il devra se préoccuper de la conduite rationnelle [6]de sa population et s’intéresser à la société civile[7].

Tout vise donc à promouvoir, à constituer en quelque sorte, une nouvelle figure anthropologique, le « senior », figure aux trois facettes :

– celle d’un « senior économicus », capable de gérer[8] lui-même toutes ses conduites au mieux de ses intérêts, cette autonomie à l’origine financière adhérant au souverain bien de l’époque, l’autonomie du sujet.

-celle d’un « senior comportementalis », adapté quant à ses conduites, se corrigeant et s’évaluant[9] pour tendre vers le bien vieillir, bien manger, etc.,

-celle enfin, d’un « senior conformis », modelé par les médias ambiants,  formaté par de très nombreuses injonctions d’une vie presque sans âge,  ou dans son travail (car le senior travaille encore, on aurait tendance à l’oublier), soumis aux normes, aux procédures

Nous verrons que ces trois facettes du « senior » dessinent, silhouettent,  « stéreotypisent » une image parfaite, comme objet de notre désir, qu’elles sont sollicitées, modelées dans cette société des seniors, notamment par les médias et les enquêtes d’opinion, par des experts dont la parole est d’or, étayées par une puissance de communication et une industrie soutenue contractuellement par l’état.

Le silvermarketing, dans ses campagnes multiples, étant passé maitre dans le décryptage des ressorts psychologiques, y compris les plus profonds, les plus obscurs, à des fins marchandes, a ciblé trois leviers de consommation:

1/une image surexposée, toujours idéalisée, ( donc rajeunie de 10/15 ans, vous comprenez la logique…) comme point aveugle de notre narcissisme,

2/ nos peurs en rapport le vieillissement corporel, la finitude et auxquelles répondent une industrie et une médecine contra-phobiques.

3/ et la pulsion comme starter d’achat, le but étant de posséder un objet, et encore un objet, au détriment du temps long du désir.

Image, peurs, pulsions. A suivre, donc.

 

José Polard

 

[1] Sans cela, comment peut-on espérer ne pas subir…

[2][2] Intérêt : L’abandon d’une conception tragique ou vertueuse de la condition humaine et de la vie sociale suscite l’impératif politique de connaître les intérêts d’un peuple pour pouvoir le gouverner. Ce concept d’intérêt s’étend au cours du XVIIIe siècle du domaine des activités économiques à celui des penchants de l’opinion qu’il faut canaliser et manipuler pour maintenir l’ordre et accomplir le progrès. Richelieu fait ici figure de visionnaire. Voir Roland Gori, ci après.

[3] Voir Roland Gori, ci après.

[4] Autre nom du contrat de filière de la Silver économie ?

[5] Perspective typiquement darwinienne +++

[6] En quoi le 21° siècle est un siècle de rationalité (moins de transcendance ?)

[7] Une partie de ce développement reprend  l’argumentation de Roland Gori in, « L’art des douces servitudes », Adolescence 2/2009 (n° 68) , p. 271-295

[8] Gérer ses émotions, ses conflits…

[9] Autotest sur les smartphones

La « grand–mère », l’image, le concret

On est souvent stupéfait, en même temps pas si surpris, quand on découvre que certains autres partagent avec nous ce lien spécial, unique d’une certaine manière, à une grand-mère. Proust dans ses premières pages de la « Recherche » l’esquissait ainsi : « ma grand’mère repartait, triste, découragée, souriante pourtant … (…) Son beau visage aux joues brunes et sillonnées, devenues au retour de l’âge presque mauves comme les labours à l’automne .

Lignes que Barthes analysait comme cela: « Tout cela, dès le début, dit, en un sens, qu’elle va mourir. Le concret du corps au jardin est le même que celui du corps qui est malade et qui meurt. Et sont de même étoffe, ses joues, ses joues mauves, et brunes, et les cheveux. Ces deux moments de vérité sont des moments de mort et d’amour. Peut-être que pour faire un moment de vérité, il faut de la mort, et de l’amour. »(1)

Une femme protectrice, entre enfance et mort, telle nous apparait une « grand-mère »(2), quand elle devient ce personnage quasi mythologique qui nous initie à la dialectique de l’imaginaire et du corps concret, du quotidien concret, des rituels concrets. C’est aussi pour cela que les souvenirs qu’on en a sont si souvent empreints de nostalgie, ce trouble doux-amer, caractéristique de l’univers proustien.

La protection quand elle prend la forme d’une présence concrète, ou celle de la  fiabilité, devient l’équivalent, pour un enfant, d’un acte d’amour. Pas de mot, ni d’affect, juste un acte.

Mais il y a bien d’autres moyens que les mots pour évoquer ce type de liens.  En 2011, le GetxoPhoto, le rendez-vous de la photo du Pays Basque, propose à une vingtaine d’artistes d’axer leur travail sur un “éloge de la vieillesse ».

Parmi eux, trois choisiront leur grand-mère, tout autant héroïne que lieu de projections. Manière de rappeler qu’avec une « grand-mère », entre image et concret, on n’est jamais très loin du jeu, de l’espace ludique à partager. Un espace potentiel, qui permet de supporter l’existence, de ne pas la subir. C’est possible.

 

180623_187752351258031_2532078_nPatrick Duncan « Le nom de ma grand-mère est Irma. Âgée de 100 ans, elle a grandi dans une boucherie allemande à Buffalo, Etat de New York, et a passé sa vie à voyager à travers l’Ouest, en tant que biochimiste. J’ai voyagé avec elle au Nouveau-Mexique l’hiver dernier, nous en avons eu beaucoup de plaisir »

Voir l’expo: Patrick Duncan

 

 


4_1aNelly Rodriguez 

Avec ce travail, elle raconte la vie de sa grand-mère à travers un mélange de gestes, des habitudes et des souvenirs qui se sont transformés peu à peu avec le passage du temps.

Voir l’expoNelly Rodriguez

 

 

 

Super-Mamika-Boxe-4simplifieSacha Goldberger « Ma grand-mère a toujours parlé de mon travail avec enthousiasme et décalage et, lorsqu’il a été question que je montre ce que je faisais, je trouvais que c’était la meilleure personne pour le présenter. C’est venu naturellement puis petit à petit les images ont commencé à dériver jusqu’à arriver à des choses complètement décalées. Un jour, je me suis aperçu que montrer sa grand-mère en train de parler de son travail, c’était très drôle mais ce n’était pas suffisant…. ».

Un hommage à la vieillesse, entre comic books et culture juive d’Europe centrale. Voir l’expo: Sacha Goldberger

 

C’est possible, semblent elles dire.

Quoi?

A chacun de le trouver…

José Polard

 

(1) Roland Barthes : Proust, la mort de la grand-mère. La Préparation du roman,
cours au Collège de France, 10 mars 1979

(2) Ces guillements, puisque l’on parle ici autant d’une femme réelle que d’une mythologie…