Article mis en avant

Vieillir comme le (bon) vin 1: Le vigneron et la belle

Mon propos est de vous rapporter une histoire ; celle de Melle I. qui est devenue Mme Françoise F.

Ainsi, il y a une quarantaine d’années, Françoise, récemment repérée lors d’un bal à Noël par son Charmeur, est invitée par celui-ci à visiter la cave de son vigneron de père. Françoise ne buvait pas une goutte de vin. Elle n’était pas issue de ce milieu de vignerons ou de la viticulture qui caractérisaient la vie dans ce village. Et, de plus, « mon père ne buvait que du vin jeune » dira-t-elle.

Elle risquait de déguster !

Elle était en terre inconnue en se présentant sur le terrain de vie du patriarche. Homme charismatique qui allait lui permettre de s’épanouir. A l’époque, elle n’en avait aucune idée.

Ainsi, alors qu’elle découvrit le lieu mythique de La  cave, Le Grand-Père présent ce jour-là, lui dit,

« On ne peut pas dire que l’on n’aime pas tant que l’on n’a pas goûté ».

La suite fera que la transmission passera par Le  fils du Grand-Père. Après l’accueil de la novice Il ne savait pas encore qu’il parlait à celle qui deviendrait sa fille spirituelle. Fille, qu’il avait tant attendue et que son fils aîné lui amenait. Elle ne savait pas qu’elle l’appellerait Le Père.  Cet homme novateur, précurseur, acceptait donc de parler viticulture, œnologie à une femme en devenir. Gageur, car celle-ci pouvait faire tourner le vin si……croyait-on à l’époque,… enfin, vous savez bien.

Par son accompagnement, il allait alors perpétuer une tradition de création qui lui venait de sa filiation, en allant au-delà de la  tradition figée ; j’enseigne, je transmets à Mon fils. Mais il parlait, il parlait, lui qui était issue de huit générations de vignerons, il parlait au désir de son fils. En plantant le décor, il reconnaissait la légitimité d’une naissance. Celle d’un amour, et surtout celle qui donnera naissance à Françoise F.. C’est ainsi qu’à l’occasion de cette première rencontre Françoise fut initiée à l’esprit du vin, de la terre à la bouche, une âme, une découverte pour elle, esprit qui avait rempli, imprégné, son Charmeur depuis son enfance.

Les images, les métaphores vont remplir le discours du ce Beau-père. Françoise comprend alors qu’il lui faudra aussi s’imprégner de cette culture si, au-delà de la rencontre avec son Charmeur elle veut en faire une histoire. Une Histoire de longévité, de mariage, de naissances en barriques et en berceaux.

Le contexte, de la viticulture et du travail en cave sont du même ordre que l’attente d’une naissance et l’accompagnement parental. Le naturel est ce qu’il y a de mieux, mais parfois il faut un savoir-faire pour ne pas tout perdre. [Certains vignerons sont capables de ne pas s’y risquer si le résultat est peu probable…  ou proposer un étiquetage différent.. normes, normalité…   éthique personnelle et la loi].

 

Enfances choyées, comblées laissant la part des anges se faire et son ouillage  poursuivre l’œuvre du temps qui  doit faire son office. Petit de l’homme ou produit de la terre nourricière, les fruits de rencontres sont dépendants et immatures, il leurs faudra du temps pour être, s’épanouir …et mourir.

Comprendre que le bouchon ne bouchonne pas forcément mais avant tout, qu’il permet au vivant de respirer. Assimiler qu’il faut attendre que la bouteille « fasse la maladie de la bouteille » pour comprendre ce que « le vigneron expérimenté » attend de ce jus imparfait mais  en devenir. Le cul incurvé de la bouteille permet un meilleur ventre pour le vieillissement du vin. Le cul bourguignon, plat quant à lui, favorise un vieillissement plus rapide. Ce n’est pas du pur hasard si les savoir-faire en fonction des régions ne sont pas tous identiques. Les cépages différents sont valorisés par le terroir et transformés avec art par le vigneron,  Maître de chais qui respecte les étapes indispensables pour un bel équilibre. Cet accompagnement est une analogie aisée avec la fonction éducatrice parentale. Il y faut autant de technicité consciente et inconsciente, de la tradition et de l’amour respectueux.

Le Beau-père disait : « que le vin doit se loger dans le ventre, le vin dépose dans la bouteille c’est un signe de vie. Tout simplement parce que si l’homme ne va pas aux toilettes, il meurt. Il convient de faire le tri dans le subtil et l’épais, il lâche les particules les plus grossières et il en devient plus subtil ». De cette croissance, il parlait avec spiritualité, et des phrases comme ça, il en avait plein. Françoise qui  buvait ses paroles  ne comprenait pas toujours à cette époque-là la largeur, l’épaisseur de ses propos. Il lui fallut faire expériences,  Melle I. qui ne buvait pas, pour devenir Françoise F. une experte. Il  lui fallut du temps, pour comprendre dans sa chair ce qu’il disait dans des propos magiques empreints d’ésotérisme. Elle en consommait sans modération de  ses paroles et apprenait, au fil du temps à déguster, ce qui allait devenir des nectars.  «Grand-père buvait du 1900, …pour 2000, le vin était encore vivant». Une complicité s’installait avec le Père en même temps que la rencontre hypnotique avec son Charmeur se transformait en vie d’amour. Tout au long de cet apprentissage il  proposait  des phrases percutantes comme ont besoin, ceux qui, pour se forger une personnalité ont besoin, un temps, d’une éducation musclée. Par exemple ; « Se saouler avec un vieux vin, c’est aller vers la lumière de « livreté », c’est pas être saoul, c’est être à la limite conscient et en même temps embarqué, désinhibé et conscient ». Il  voulait dire, « il nous faut du vin pour laisser nous dégager de quelque chose sans tomber dans la grossièreté » me précisa Françoise. Au fil du temps, s’est peaufiné une éducation, un élevage commencé par une lecture aiguisée d’un homme âgé  d’expériences, capable de scruter, mirer, sentir un potentiel chez Françoise venue en cave par son Charmeur, pas uniquement pour conquérir ou comprendre, mais aussi pour s’épanouir pour elle-même et pour faire couple. Faire couple, comme peuvent l’être, un bon vin avec son dégustateur averti, être capable de déguster la temporalité a ici tout son sens.

Un peu plus de 40 ans plus tard, Françoise peut maintenant parler avec son propre vocabulaire du vieillissement du vin. Elle a sa propre spiritualité tout en faisant référence au cadre du Grand- Beau-Père, contraction de Grand-Père, Beau-père et Père. Spiritualité et exploration de  l’espace de fonctionnement que lui a permis d’acquérir son Charmeur devenu son compagnon de vie.

Les vieux vins, certains ne les aiment pas, à tort ou à raison. Certains ne connaissent que les vins jeunes et flatteurs comme on chérit la jeunesse sans se soucier du devenir. Tout comme il y a des durées de vies plus courtes en fonction des lieux, des époques, mais aussi des espèces, il y a des variétés de raisins qui acquièrent une maturité en cave plus tôt que d’autres. Il n’est donc question que de temporalité polysémique car, il y a aussi des gens qui  vieillissent mal.  Des gens qui sont, ou deviennent imbuvables, même jeunes au sens de l’état civil. Il est commun d’entendre « je n’aime pas vieillir ». Mais vieillir c’est tout un art, y a pas d’âge civil pour se vivre vieillissant. L’épanouissement lors d’une dégustation (de vie ou de cave) est à repositionner dans une trajectoire existentielle.

Un vrai vin de vigneron est un vin vivant et il dépend de comment il a été conçu et  travaillé. Le dialogue réduction-oxydation va permettre les échanges et les développements de palettes visuelles et aromatiques. Laisser du temps au temps cela veut dire faire un pari, tout comme l’est la conception et  l’arrivée des enfants qui invitent aux surprises malgré les anticipations. La tradition angevine veut qu’à chaque naissance un début de cave avec le vin de l’année de naissance de l’enfant soit constitué par les parents, c’est aussi  un pari.

Mais avant ses propres naissances,  il fallut à Françoise qu’elle comprenne, qu’elle s’imprègne de la culture viticole. Il n’y a pas de naissance aboutie sans symbolique, il n’y a de vraie maturité que dans un échange diachronique et synchronique conforme et ajusté. C’est ainsi qu’un matin dans les pouailleux sableux, Françoise  observait la charrue qui déplaçait une terre fumante. Le Père lui dit « retire tes chaussures et suis la charrue », le ton péremptoire et les yeux bleus perçants  n’invitaient pas à la rebuffade. Une sensation « d’être pris avec la terre » envahit Françoise, une impression  qu’elle faisait partie d’un tout, « émue et ivre de cette sensation » son ancrage temporel viticole la faisait rentrer dans la filiation d’une famille où, avec le temps elle comprit qu’elle apportait son étrangeté. « Et il m’a dit, je t’apprendrai… », Françoise est pleine d’émotions quand elle rapporte se souvenir d’ancrage dans une réalité terrienne.

L’initiation continua, et un peu plus tard dans la saison, ce fut  la taille : « regarde-moi ben faire… » mais plus tard, «  tu n’as pas regardé ». En effet, Françoise prit conscience de la diversité des Sujets. Conscientisation à la suite d’une formule lapidaire qu’il lui avait généreusement  proposée « regarde cette foule de ceps il n’y en n’a pas  un de  pareil donc tu ne vas pas tailler de la même façon ». « Regarde même des jumeaux ils ne sont pas pareils… Regarde, concentre-toi ». Et les phrases toutes faites étaient ainsi prononcées avec une valeur initiatrice d’une transmission que lui-même avait reçue du Grand-Père. Pas de vérité absolue, mais des appuis chargés de sens, comme, regardant les nuages il disait « temps pommelé, fille fardée ne dure pas plus qu’une journée ».

La naissance d’un vin commence par le désir de ses parents il faut le faire avant que le raisin ne soit  pressé. L’accompagner pour le conduire à maturité tout en comptant sur l’épigénétique pour en apprécier les découvertes espérées, mais parfois inattendues.

L’histoire de Françoise la conduira  à avoir son propre vignoble fort des conseils transmis et de ce qu’elle   a appris auprès de son Charmeur pendant plusieurs années. Son vin, reconnu l’est encore plusieurs années plus tard. Reconnue, Françoise l’est dans un monde d’hommes, même après avoir été chassée de Sa cave par le propriétaire du vignoble. Celui-ci l’avait débauchée, comme peut l’être un adolescent qui a besoin de s’expérimenter en quittant ce giron familial, elle avait pris sa distance avec La Cave …mais ça c’est une autre histoire.

Vieillir comme le bon vin c’est  croire à la transmission subjective associée à des notions pratico- théoriques et théorico-pratique. Mais l’approche subjective doit rester la caractéristique d’un breuvage vivant. La lutte pour   qu’il ne soit pas « poly- prothèsé » et qu’il puisse garder sa singularité est certainement à favoriser.

Singularité, même si « blanc et rouge finissent ambrés » avec le temps, tout comme hommes ou femmes âgées voient leurs différences physiques s’atténuer avec l’âge avancé. Nous ne pouvons faire fi de l’historicité singulière encore « genrée » à notre époque. Chaque bouteille, chaque humain est un spécimen. Un bon vin, tel un enfant est issu d’un désir, son vieillissement accompli, un pari.

Comme l’âgisme, les vins vieux sont de moins en moins prisés et il est demandé une maturité rapide sans adolescence…. Rentabilité oblige. L’uniformatisation d’un goût répété à l’envie assure un clonage du goût et une perte d’inattendu. Telle une mondialisation qui favorise l’uniforme.Ceci est un autre débat d’autant qu’il y a d’excellents jeunes qui peuvent s’apprécier…..

Françoise I., Françoise F., FRANÇOISE EST DEVENUE LABEL…..en plus.

 

Frédéric Aumjaud

 

Courrier au Haut-Commissaire aux retraites

Objet: Transition emploi retraite

Pour une Ecole de la 3e chance retraite et long vieillissement

Appartenant à la première génération qui pouvait espérer trente, quarante ans et plus en situation de retraite, j’ai commencé la mienne, comme pour ma carrière, par un temps d’apprentissage, trois années à l’Université permanente de Nantes pour deux DU, santé et droit, des matières qui me semblaient « utiles » pour vivre un long vieillissement.

Je me suis reconstruit une carrière et une nouvelle profession, dans lesquelles je suis très heureux et de plus en plus passionné, dans un équilibre entre ma vie familiale, amicale, de loisirs, et de travail.

Je vous demande Monsieur le Haut Commissaire, de penser à la préparation à ce long temps de retraite. Les retraités.es ne peuvent plus seulement « s’occuper » ils doivent demeurer en capacité et moyen de choisir leurs modes, conditions et environnements de vie pour le moins. Un apprentissage tout au long de la vie est nécessaire. Je travaille sur une « Ecole de la 3e chance retraite et long vieillissement où chacun.e apporte ses savoirs, expériences, réussites et échecs, ses ennuis et désespérances parfois… à partager pour nous enrichir et nous donner les « outils » pour comprendre et entreprendre cette dernière étape de vie.

Il ne s’agit pas de cours magistraux, mais d’apprendre l’usage du bon sens, de l’esprit critique, des préparations aux transformations du monde avec ses inédits et ses incertitudes… pour ne pas risquer de devenir esclaves des politiques sociales, technologiques, environnementales, scientifiques, religieuses… faute de les comprendre.

Les organisations de préparation à la retraite, je les ai consultées avant d’entrer en situation de retraite, sont orientées vers le « retraité actif » bénévole ou pas, ce qui correspond parfaitement à une demande.

J’envisage davantage le retraité citoyen responsable, actif forcément, mais soucieux de connaissances essentielles pour construire demain entre et avec quatre, cinq générations dans un équilibre harmonieux entre la vie, l’activité, le repos… et l’esprit critique d’une société du XXIe siècle en mutations que nous voulons décider en connaissance de cause.

Je demeure à votre disposition,

Pierre Caro, retraité professionnel

PS:  Suite à ce courrier, je participerai aux consultations du Haut Commissaire Jean Paul Delevoye pour la reforme des retraites

L’e-mortalité

Facebook.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore, Facebook est un réseau sur Internet  dont on dit, à mon sens à tort, qu’il est social. Il permet à toute personne possédant un compte de se présenter en créant son « Profil » et d’y publier des informations plus ou moins accessibles à d’autres personnes, possédant ou non un compte. L’usage de ce réseau s’étend du simple partage d’informations d’ordre privé (par le biais de photographies, liens, textes, etc) à la constitution de Pages et de Groupes visant à faire connaître des institutions, des entreprises ou des causes variées.

On s’y connecte, on y entretient son réseau en se faisant des « amis » (sic), on partage des liens, des informations, on y publie les photos de ses dernières vacances, on y raconte sa vie, tout et n’importe quoi.

Et puis un jour on meurt. Et notre profil nous survit. C’est arrivé à une amie voilà plus d’un an maintenant et qui hélas n’est plus là pour en témoigner. Mais aujourd’hui encore on peut lui demander de bien vouloir être une « amie », on peut lui envoyer des messages auxquels évidemment elle ne répond pas.

Et elle n’est pas la seule. Il existe maintenant sur Facebook des milliers de fantômes virtuels qui continuent à nous sourire depuis l’au-delà au risque de réveiller ou d’attiser la douleur des familles et des proches. Certes, ceux-ci peuvent désormais signaler le deuil de la personne et demander la suppression de son  « profil » mais aussi, et voilà le progrès qu’on n’arrête pas, de le transformer en une sorte de mémorial virtuel.

Nous avions jusqu’à présent plusieurs possibilités pour honorer la mémoire du cher disparu, la tombe, l’urne, le bouquet de fleurs attaché à un arbre le long d ‘une route meurtrière. Maintenant, nous avons, par la magie d’Internet et de Facebook, la possibilité de lui dresser un « mur » funéraire et virtuel.

 

Le dit « mur » demeure actif et on peut y épingler les messages des uns et des autres, les mots des proches, les messages de condoléances. Il accueille aussi des correspondances plus longues qui tentent de maintenir un lien avec la personne perdue.

Après l’escamotage de la mort dans nos sociétés par de multiples procédés qui la rendent invisible, le cyber-deuil va plus loin encore. Ainsi, il est probable que dans les temps à venir nous n’aurons plus à nous déplacer pour aller poser un bouquet le jour de la fête des morts. Assis dans un fauteuil, un simple clic avec l’index sur le bouton gauche de la souris de l’ordinateur suffira pour avoir un geste et une pensée pour eux.

Et ce, sans limitation de temps contrairement aux concessions souscrites pour les tombes. Ainsi, les hommes auront trouvé, pensent-ils, une réponse à la question de leur immortalité. Leurs données resteront suspendues sur la Toile dans une sorte d’éternité alors qu’ils seront redevenus poussière depuis longtemps déjà. Le temps, celui qui use, fatigue, élimine « ne fera rien à l’affaire »  et baisse les bras devant l’éternité !

Nous connaissions le e-commerce pour la vente à distance en ligne, e-bay pour la vente aux enchères, vient de naitre l’e-mortalité. Ainsi va le monde !

 

Didier Martz

Les robots pour les personnes âgées : des robots anti-citoyens ?

Quel est le point commun entre les enfants autistes et les personnes âgées ? A priori,  tout semble opposer ces deux publics. Mais c’est sans compter sur certains robots faisant le défi de les réunir.  Parfois, nommé robot familial ou encore robot émotionnel, certains demeurent intéressants comme une aide fonctionnelle (lire et envoyer des messages, réveiller, surveiller maison et appeler en cas de problème, alerter en cas de chute, rappeler la prise de médicaments, ou partager des moments en réel avec des proches). Cette « prothèse-parentale » permet aussi d’occuper les enfants, voire de les aider sur leurs devoirs, mais aussi aux proches de surveiller des personnes âgées. Comment entendre quand même qu’il s’agit de robots pour les personnes seules ou isolées ? Même s’ils peuvent offrir une interaction avec les proches, toutes possibilités de sortir de sa sphère privée semble exclue. Certes, quelques machines proposent des jeux, fermant ainsi la porte aux loisirs en chair et en os. Qu’en est-il de ces appareils proposés auprès d’autres publics ?

D’autres robots ont été développés dans certains hôpitaux pour permettre aux enfants malades de sortir de leur bulle et  surtout afin de ne pas rompre les différents liens noués avec l’extérieur.

Les robots de téléprésence sont certainement ceux qu’il faudrait développer dans les EHPAD où, actuellement,  majoritairement les activités sont proposées par les établissements. Certes, il ne faut pas oublier celles étant le fruit d’animateurs externes. Mais il faut bien constater qu’il s’agit toujours du même groupe de résidents qui y participe, parfois avec d’autres personnes vivant dans des EHPAD voisins, sans véritable échange avec des individus différents de soi. Toute  possibilité de rencontrer d’autres personnes, de laisser l’opportunité à la surprise, est annihilée. Sans doute, la psychologie sociale mettrait en avant que l’identité en tant que résident n’est que renforcée mais celle de citoyen est occultée pourrait-on se risquer à dire.

Par exemple, le robot de téléprésence, Projet VIK-e, permet à certains enfants de participer à un cours d’art plastique via l’écran. Alors qu’un premier appareil permet à l’enfant de suivre la leçon de sa chambre, un autre robot sur pied dans la salle de cours demeure libre de se déplacer et de favoriser des interactions avec le professeur mais également, certainement, de manière plus intime, avec un des autres participants. Chez un public âgé, le robot peut aussi donner des cours de gymnastique mais cette fois-ci à l’intérieur de l’établissement avec les usagers. À en croire les spécialistes, ce dernier favoriserait le sport plutôt que des cours dispensés par un humain car celui-ci pourrait juger des performances. Mais comment un robot sans corps serait-il en possibilité de dispenser des conseils ?

Mais d’autres initiatives ont été entreprises, pour les enfants hospitalisés, comme rencontrer des athlètes à l’autre bout du monde ou plus simplement de sortir dans les musées. Nouvelle différence de taille, alors que le premier robot permet l’interaction avec des êtres animés, pour nos aînés, le second robot conversationnel a pour vocation de discuter. Mais constitue-t-il vraiment un compagnon ? Que peut-il savoir des questions métaphysiques en rapport avec la condition humaine (la maladie, la mort, la joie, …) ?

Dans cette même perspective, certains robots développés en EHPAD, « offrent » l’opportunité de faire du sport « en sortant » de la résidence puisqu’une réalité virtuelle diffuse un paysage donnant l’illusion de se plonger dans la nature ! Nature ou culture, le débat est dépassé via le numérique. Certains vont jusqu’à offrir la possibilité de remonter le temps, en trichant sur les décors, faisant croire ainsi qu’une époque révolue d’il y a 30 ans est actuelle. Même si les bienfaits de la réminiscence demeurent intéressants, pourquoi ne pas favoriser un ancrage dans le présent par le biais d’une visite dans un musée mais aussi d’exploiter la demande de la personne ?

En comparant, les robots à disposition des enfants dans les hôpitaux et ceux attribués aux personnes âgées, il est clair que ces appareils ne sont pas construits forcément pour le bien-être de ces individus comme le sont ceux des enfants. Mais probablement la famille ou les institutions en demeurent les acheteurs. Mêmes s’ils sont légitimes, les intérêts de ce public (sécurité, santé,…) paraissent prôner sur les bénéfices des principaux usagers.

Bien que certains robots restent de merveilleuses inventions avec un précieux aspect utilitaire, d’autres questionnent. Dans le Larousse, par curiosité, je suis allé rechercher la définition première de citoyen : « Dans l’antiquité, personne qui jouissait du droit de cité ».

Peut-on dire qu’avec cette nouvelle vague de robots une nouvelle ère s’ouvre, substituant au monde réel retirant un peu plus les personnes du monde au profit d’un autre artificiel, d’un monde fait de semblants où la personne âgée n’aurait plus droit de cité ?

 

Frédéric Brossard

ALERTE INFO! Un déclencheur très contemporain

 

Depuis plusieurs mois, nous sommes interpellés par un nouveau phénomène, un nouveau déclencheur, de plus en plus envahissant auprès des personnes âgées désorientées dans les Ehpad et à domicile. Provoquant, majorant des troubles du comportement à type d’anxiété, d’angoisse, de peur, et donc un besoin croissant de sécurisation.

Mais d’abord qu’est-ce qu’un déclencheur ?

Il nous faut rappeler au préalable un principe de la méthode de Naomi Feil : Des évènements, émotions, couleurs, sons, odeurs, goût ou images du présent peuvent réveiller le souvenir d’évènements passés associés aux mêmes émotions.

Un déclencheur réactive des comportements vécus, appris plus tôt dans leur vie, des mécanismes d’adaptation : se cacher dans un placard, derrière une porte, crier : » Au secours ! » vouloir partir, se sauver par tous les moyens.

Ces comportements sont l’expression d’un besoin, rappelons qu’un besoin est impérieux, vital, irrépressible, et nos aînés mettent alors tout en œuvre pour répondre à ce besoin. Cela ne fait pas que majorer les comportements, mais aussi augmenter en conséquence le travail du personnel de ces institutions lesquels doivent gérer tout cela.

Certains nous diraient qu’il suffit de supprimer ce déclencheur puisqu’il est identifié ! Et bien c’est là tout l’effet pervers de celui-ci ! Il rend ceux qui le subisse « addict » avec l’envie, voir le besoin de le retrouver sans cesse.

Ce déclencheur passe par les canaux des chaines d’info en continu et particulièrement BFM, leader de ce marché et si souvent allumé en continu dans les salons d’EHPAD ou dans la salle à manger d’une maison ou d’un appartement.

Moins que les images, c’est surtout la bande déroulante en bas de l’écran qui stimule, excite. Avec ce dispositif à l’écran de ces chaines, nous subissons en permanence une mise en alerte, si bien que le moindre évènement devient catastrophique et anxiogène :

« ALERTE INFO » sur fond rouge.

J’ai vu des personnes âgées désorientées, le visage collé à la TV tentant de lire ce bandeau dont l’écriture quelquefois défile vite, majorant leur peur de perdre une information importante, tel des résistants l’oreille collé au poste TSF à l’écoute de radio Londres, le visage inquiet, les yeux remplis de larmes.

Un autre déclencheur sévit actuellement auprès de nos aînés encore dans leur domicile, persistant, insidieux, qui rentre chez eux par ruse. A domicile souvent ou en établissement parfois, ces appels téléphoniques à visée de démarchage, « porte ou fenêtre ou isolation », sont très intrusifs.

Enervant pour nous-mêmes au quotidien, ils deviennent insupportables pour ces personnes âgées vivant souvent seules à domicile. Pour une génération pour qui lorsque le téléphone sonne, c’est forcément important, alors quand il s’agit de 20 appels par jour…

Répondre à cette inquiétude en débranchant le téléphone ? Mais alors ce serait au prix de se couper de ses proches…

En tant que formateur, je sensibilise les soignants accompagnant les personnes âgées désorientées, à à décrypter et agir sur ces comportements qui les troublent et nous troublent.

Au-delà des réponses banales et quotidiennes, que faire ? Il me semble qu’il s’agit moins d’une question clinique que d’un dysfonctionnement social pervers d’une société d’hyper consommation et donc de sollicitations.

Puissent ces lignes rencontrer la lecture d’un représentant des pouvoirs publics ou d’un législateur.

Appelons cela une bouteille à la mer !

Gwenael André

D’un banal âgisme actuel et d’une certaine bienfaisance ségrégative.

José,

Tu m’as demandé de relater encore certains aspects de ma situation sociale actuelle et du parcours qui y a conduit, en ce qu’ils te paraissaient illustrer un certain âgisme actuel, souvent ségrégatif, et auxquels il m’est déjà arrivé de faire allusion – un peu trop, peut-être – dans ce blog.

J’ai donc rédigé ce “billet” dans ce sens, en précisant bien que ce n’est pas pour solliciter quoi que ce soit – ma vie s’achève à présent et je n’en attends plus grand chose pour moi – mais parce que, en exposant, à travers mon cas, certaines réalités sociales actuelles plus ou moins ignorées, je peux, peut-être, contribuer à les faire évoluer.

Lorsqu’il y a une quinzaine d’années, ayant fait l’objet d’une procédure d’expulsion pour n’avoir pu me porter acquéreur du logement que j’occupais quand celui-ci fut mis en vente, et mes moyens financiers ne pouvant non plus me laisser espérer pouvoir me reloger à Paris (où je vis depuis plus de 70 ans) dans le parc privé, j’étais, et déjà depuis plusieurs années, demandeur de logement social, remplissant l’ensemble des conditions pour pouvoir y être admis.

C’est alors que, après que l’on m’ait laissé entendre qu’en raison de mon âge – je venais de dépasser 60 ans –, je n’avais aucune chance d’obtenir un logement dans le parc social, je fus “orienté” (pour ne pas dire dirigé) par les instances sociales municipales vers une “résidence pour personnes âgées” , ainsi que sont nommés ce type de logements sociaux (ces “établissements” ).

A cette époque, il se trouve que, dans le cadre de mes activités associatives : http://ludaqua.over-blog.com/page-658351.html , je fis la connaissance de quelqu’un à qui ce qu’allait donc être ma situation qui lui paraissait extravagante, voulut – je ne lui demandais rien – que je rencontre sa compagne (ou son épouse) qui était alors conseillère d’arrondissement et maire ajointe chargée de l’urbanisme de cet arrondissement (autre que le mien) et devint ensuite adjointe au maire (au masculin, puisque c’était alors Bertrand Delanoë) de Paris.

Celle-ci ne parut nullement étonnée de ce qui m’était arrivé et me confia que cela lui semblait tout à fait aller dans le sens de ce qu’elle savait de la politique parisienne d’alors (et encore aujourd’hui ?) en matière de logement, priorisant avant tout les jeunes générations ; politique à laquelle les services sociaux devaient participer.

Bien sûr, il ne s’agit que d’un témoignage oral et qui n’a aucune valeur probante de ce que cette élue avait pu me confier et dont je suis convaincu, d’autant que d’autres échos entendus ultérieurement, – notamment lorsque je dû passer une visite médicale pour être admis à résider chez les “personnes âgées” (déjà la crainte d’Alzheimer ?) – m’ont paru aller dans le même sens.

Ainsi, ayant eu la chance (?) d’être “ en situation de retraite” à 60 ans – j’ai commencé à travailler, donc à “cotiser”, à 17 ans –, ai-je pu bénéficier de cette possibilité de relogement, quand je n’en entrevoyais aucune autre.

Mais, en même temps, je découvrais que, selon le “Règlement général des établissements pour personnes âgées”, c’était, sauf dérogation[1], à la condition que celles-ci n’envisagent pas, si elles en ont la possibilité, de reprendre éventuellement une activité professionnelle (conformément aux conditions de cumul emploi-retraite existant alors), pouvant leur procurer des revenus complémentaires du montant de leur retraite, généralement très modeste (et, par ailleurs, les excluant du nombre des personnes qui, poursuivant une activité, continuent, par leurs cotisations et contributions, d’abonder aussi aux systèmes de solidarité dont elles relèvent).

J’ai interrogé de nombreux responsables politiques pour connaître leur opinion au sujet de cette interdiction, parmi lesquels d’autres élu-e-s[2] au Conseil de Paris – dont le premier d’entre elles et eux –, siégeant au conseil d’administration du Centre d’action sociale de la ville de Paris et autres “ membres nommés par le maire parmi les personnes, non membres du conseil de Paris, participant à des actions de prévention, d’animation ou de développement social menées dans la ville de Paris” , mais sans obtenir de réponse d’aucun-e.

Mme l’Adjointe au Maire de Paris, “chargée des seniors et du lien intergénérationnel” d’alors, quant à elle, me fit répondre, à propos “ des conditions très précises pour pouvoir prétendre à l’occupation d’un appartement de résidence a caractère social, [qu’] il ne s’agit donc en aucun cas d’une manière “d’empêcher” ces personnes “d’améliorer leurs ressources” [mais] bien de leur offrir une solution digne et juste alors même que le montant de leur pension de retraite ne leur permettrait pas de trouver un logement satisfaisant sans aides municipales”.

(J’ai proposé la lecture de cette réponse à la réflexion d’étudiant-e-s en “écoles de travail social” !)

M. l’adjoint au maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative de l’époque – dont, en raison de son handicap, je tiens à saluer l’attention qu’il m’a portée, en me lisant, et la courtoisie qu’il a eu de correspondre avec moi à plusieurs reprises – a transféré mes courriers à une conseillère technique au cabinet du maire. Celle-ci, me précisa que l’interdiction qui m’était faite d’exercer encore une activité professionnelle souffrait toutefois une exception s’agissant de mes “droits de plume” .

(Aussi, l’ai-je assurée de ce que, si la publication éventuelle des réflexions que m’inspire entre autres la vie politique actuelle de mon pays devait me valoir de percevoir quelques droits d’auteur, j’abandonnerais ceux-ci à une oeuvre sociale, comme par exemple, s’il en existe, un fonds d’entraide des conseillers (masculin générique, si je peux me permettre) de Paris nécessiteux ou de parlementaires et anciens ministres dans le besoin.)

J’avais sollicité aussi l’opinion de celui qui était à l’époque président du Conseil économique, social et environnemental, aujourd’hui haut-commissaire aux retraites, délégué auprès de la ministre des solidarités et de la santé. Celui-ci avait bien voulu me faire répondre, mais, visiblement, la personne ayant rédigé le courriel de réponse manquait d’informations sur le sujet.

(Espérons qu’aujourd’hui, M. le haut commissaire est mieux aidé dans ses nouvelles fonctions.)

Les “personnes âgées” ne restent pas toujours en couple. Un jour vient, tôt ou tard, ou l’une des deux “s’en va” et l’autre devient célibataire – à moins qu’elles “partent” ensemble, mais c’est moins fréquent – et prévoit-on beaucoup de logements destinés à des célibataires (studios,”F1”…) dans le parc social ordinaire (hormis les logements destinés à des étudiant-e-s ou à des jeunes travailleu-rs.-es) ?

Par ailleurs, pour ces mêmes causes (“naturelles”), il y a forcément un turn-over plus important dans les “résidences pour personnes âgées” que dans nombre d’autres logements sociaux (dans lesquels nombre de personnes qui s’y trouvent logées, y demeurent souvent bien après qu’elles ne remplissent plus les conditions qui leur avaient permis d’y être admis).

J’ai exercé en “pédopsy” – toi aussi, sans doute – à une époque où, sous l’égide de l’Éducation nationale, se multipliaient les dispositifs destinés aux enfants considérés comme présentant, ou supposés devoir présenter, des difficultés pour pouvoir être intégrés normalement dans un parcours scolaire ordinaire (l’époque des “dys”, des CMPP, des CAPP…[3]).

Nous étions alors souvent confrontés aux difficultés qu’il y avait à faire admettre, par “L’École”, des enfants, pouvant, certes, rencontrer certaines difficultés, notamment d’apprentissage, mais qui pouvaient, néanmoins, selon nous, suivre un parcours scolaire normal (ce dont nombre d’expériences pédagogiques ont pu faire la preuve, sans que celles-ci soient toutes très révolutionnaires).

Il nous était alors répondu que puisqu’il existait des dispositions spécifiques pour ce type d’enfants, leur place n’était pas à l’école ordinaire : “Pourquoi, voulez-vous qu’on les prenne ici puisqu’il y a, ailleurs, des choses prévues pour eux ?”

J’ai souvent repensé à cela lorsque quelqu’un me dit un jour son étonnement qu’à mon âge – j’avais alors à peine plus de 60 ans ! –, je veuille intégrer un logement (social) normal, puisque, n’est-ce pas, ”il en existe de prévus pour les gens comme [mo i ] ”.

Ce qui me fait dire – mais, je ne dis rien d’original – qu’il est des inclusions qui procèdent d’une exclusion (d’une mise “ de côté” !) – et je ne songe pas seulement aux Ehpad.

S’agissant de la réglementation des “établissements pour personnes âgées” ) qui, sauf dérogation[1], ne permet pas que les personnes admises à être relogées dans ce type d’établissement poursuivent une activité professionnelle, il semble qu’avant mars 2007, date à laquelle cette réglementation a été modifiée, cette interdiction concernait les personnes qui y étaient admises “ à titre exceptionnel, de 60 à 65 ans ” ( “à condition d’être en situation de retraite ou de préretraite, ou en cas d’inaptitude au travail “ : “Règlement général des établissements pour personnes âgées” ).

Ainsi, avant 2007, il semble que ces établissements étaient prévus pour des personnes de plus de 65 ans et, à l’époque, au regard des instances municipales, n’était-on donc, d’une certaine façon, considéré comme une “personne âgée” qu’à partir de 65 ans et non 60 ans, comme depuis cette date.

Et, ainsi aussi, il semblerait que, là, on ait plutôt avancé l’âge du début de la “vieillesse” .

Et aujourd’hui et demain, où l’âge de la retraite risque, pour certain-e-s, d’être porté, de façon avouée ou pas, bien au delà de 60 ans…?

Quelques autres réflexions, à présent :

Certaines “résidences pour personnes âgées” du Centre d’action sociale de la ville de Paris disposent d’un restaurant auxquels peuvent accéder, le midi, les parisien-e-s titulaires, sous conditions de ressources, de la ”carte Émeraude” .
Depuis 2010, quelques-uns d’entre eux “se transforment le soir en restaurants solidaires dédiés aux personnes en grande précarité” : https://www.paris.fr/pages/distribution-de-repas-123/

Au delà de l’aspect de “bienfaisance” de cette mesure, ne relève-t-elle pas aussi d’une assimilation des “personnes âgées” , autres qu’aisées, à des “pauvres” ou des “nécessiteux” , devant faire l’objet d’une certaine conception de l’ ”assistance” sociale, bien plus que de l’application des principes d’égalité et de justice ?

(N’en est-il pas souvent de même s’agissant des “personnes handicapées” ?)

Concevrait-on des équipements relevant de la solidarité ou de l’assistance, intégrés, par exemple, dans des ensembles de logement social ordinaire (et je ne songe pas à ceux où résident certaines personnalités politiques actuelles ou anciennes) ?

Sans rapport avec ce qui précède, j’ai entendu il y a peu le romancier et essayiste Pascal Bruckner présenter son livre  » Une brève éternité – Philosophie de la longévité  » : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-04-septembre-2019

Des propos de philosophe (qui m’ont paru assez convenus) : « Nous avons réussi à repousser la vieillesse au plus loin : il y a un demi-siècle, la vieillesse commençait à 55 ou 60 ans » ; « Repeindre la retraite aux couleurs de l’enchantement, c’est oublier qu’elle est souvent la conjonction de deux phénomènes : le vieillissement et la diminution de la rémunération » ; « Je ne crois pas à la sagesse de la vieillesse : les personnes âgées ne sont pas sages, elles sont, comme les jeunes, agitées de pulsions contradictoires »…

Et puis, cette phrase qui m’a semblé, quant à elle, relever d’une vision assez “réaliste” : “La maladie est aussi le salaire [moi, j’aurais utilisé un autre mot] de la longévité.”

Amitiés.

Bernard Gibassier

P.-S. : J’avais conclu un précédent billet (sur certains âges de la vie) en citant une chanson d’Henri Gougaud : https://www.youtube.com/watch?v=I9-D9DoA-Vg , à laquelle j’aurais pu ajouter celle-ci, plus ancienne : https://www.youtube.com/watch?v=mRhMu_ffGsY&t=43s
Comme certain-e-s me demandent souvent pourquoi je m’évertue à écrire sur des sujets tels ceux évoqués encore une fois ici, si personne ne m’écoute (ne me lit) et me répond, je terminerai celui-ci en proposant, encore de cet auteur, ce conte dit par lui : https://www.youtube.com/watch?v=ribE1nPTgbI

1. Précision apportée depuis, et récemment, par les services sociaux de la ville de Paris, au Défenseur des droits (mon “conscrit” !), que j’avais sollicité à ce sujet.

2. écriture inclusive, pour ne pas m’attirer de “verts” reproches !
A ce sujet, s’insurge-t-on beaucoup de ce que, généralement, on emploie indistinctement le masculin générique “vieux” pour désigner aussi les autres “personnes âgées” que l’on évite – et c’est heureux – d’appeler “vieilles”.

3. Pour un rappel historique de ces dispositifs, voir :

https://www.persee.fr/doc/rfp_0556-7807_1984_num_66_1_1581

Et, plus récemment : https://theconversation.com/la-france-est-elle-vraiment-en-marche-vers-lecole-inclusive-118724 ?